Manger sain et responsable dans nos écoles

Manger sain et responsable dans nos écoles

  • Posté il y a 3 mois

C’est un projet unique et ambitieux qui a été présenté récemment à la Cheffe du Groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Barbara Trachte. Le projet PROXIAL révolutionne l’alimentation dans les institutions scolaires de la Province de Hainaut en favorisant les circuits courts et de qualité.

Lors de sa visite, Barbara Trachte a clairement été impressionnée par les installations du Lycée Provincial d’Enseignement Technique du Hainaut et la présentation très détaillée proposée par les principaux acteurs du projet Proxial. Née au sein de la Direction Générale des Enseignements du Hainaut, la démarche vise à proposer une offre alimentaire différente de celle qui existe actuellement dans les établissements scolaires de la Province.

Le constat posé était assez clair: les cantines et les distributeurs de snacks dans les écoles proposaient une alimentation trop riche et industrielle. Un projet pilote a d’abord été mené dans 7 établissements de la région de Mons et aujourd’hui, ce sont près de 16 écoles hennuyères qui sont concernées à la fois dans l’enseignement secondaire mais aussi dans le supérieur et en Promotion sociale. Grâce à de nombreux partenaires, comme Bio Wallonie, l’Observatoire de la Santé ou encore Hainaut Développement, l’approche du projet est globale et permet de sensibiliser, former et mettre en place des actions sur le terrain. L’ensemble de la population scolaire (directions, professeurs, parents, étudiants, personnel de cuisine,…) est concerné. « Nous nous rendons dans les écoles avec un canevas très structuré, précise Bernard Dekoker, coordinateur du projet Proxial,  et nous réalisons un gros travail d’explication et de sensibilisation. Il n’est pas possible de tout changer du jour au lendemain, mais le message est généralement reçu positivement« .

Comment se traduit concrètement cette volonté de manger « sain » et « durable » ? En remplaçant, par exemple, les snacks habituels par des produits plus équilibrés et en réintroduisant les légumes dans l’alimentation des élèves. En se fournissant chez les producteurs locaux et en favorisant les produits frais de saison. Le gaspillage et le sur-emballage ne sont pas oubliés, tout comme l’axe social, un enjeu majeur si l’on veut permettre aux élèves de milieux défavorisés de fréquenter plus assidument les réfectoires. Une charte d’engagement est proposée aux différentes directions des établissements qui souhaitent rejoindre le projet. L’objectif étant, à termes, d’impliquer un maximum d’institutions scolaires en tenant compte de leurs spécificités. C’est d’ailleurs tout l’intérêt des Comités de pilotage mis en place afin de dégager des objectifs et des plans d’actions propres aux établissements. « Une évaluation est également prévue en fin d’année pour améliorer ce qui doit l’être » ajoute Bernard Dekoker. Les membres de la Commission « Enseignement » et la Députée provinciale, Annie Taulet, suivent de près ce projet unique, chacun se réjouissant de son caractère novateur. Permettre aux jeunes générations et à celles qui les suivront de retrouver le goût de produits non transformés et la conscience d’une alimentation plus seine, un pari ambitieux qui vaut la peine d’y jeter toutes ses forces.