Inauguration de l’Expo-Animation “ Pour la Mémoire “ – 22 janvier 2013

Madame la Députée provinciale,
Monsieur Lemal, ancien résistant et ancien détenu de Buchenwald,
Monsieur Jadoul, ancien résistant, membre du groupe “G“,
Monsieur Baeten, ancien déporté de Buchenwald,
Monsieur Jaupart, Administrateur général de l’Institut National des Invalides de Guerre,
Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Mesdames et Messieurs les Enseignants,
Mesdames et Messieurs,

Je tiens particulièrement à vous souhaiter, dès à présent, la bienvenue dans cette ville de Saint-Ghislain, si chère à mon cœur car elle m’y a vue naître et vivre jusqu’à aujourd’hui.
C’est donc avec grand plaisir que je vous accueille au sein de cet établissement scolaire provincial, le Lycée Provincial d’Enseignement Technique du Hainaut de Saint-Ghislain.
Je suis très heureuse de participer, ce soir, à l’inauguration de cette expo-animation intitulée “ Pour la Mémoire “ destinée principalement aux élèves de l’enseignement secondaire supérieur.
Créée, après que de nombreux jeunes belges et étrangers ont visité les camps de concentration à Buchenwald et Dora en Allemagne, cette manifestation déjà présentée à La Louvière, Tournai, Charleroi et Rance, s’est installée pour quelques semaines à Saint-Ghislain.
Comme de nombreuses villes de Belgique, Saint-Ghislain a été le théâtre de combats et de bombardements durant la deuxième guerre mondiale. Avec dix autres entités hainuyères, la ville de Saint-Ghislain a été reconnue, en 2004, par le Gouvernement fédéral, “ victimes de faits de guerre entre 1940 et 1945 “
La Ville a également connu des heures noires durant lesquelles la Résistance a perdu quelques valeureux combattants. Pour rappel, le 13 septembre 1943, plusieurs patriotes ont été arrêtés par la Gestapo hitlérienne au Café des Arcades, sur la Grand-Place de Saint-Ghislain, des hommes dont les valeurs se situaient bien au-delà de la vie.
C’est la raison pour laquelle, cette expo-animation revêt non seulement un intérêt historique et culturel important mais représente aussi et surtout le symbole du souvenir.
Le devoir de mémoire apparaît comme une obligation morale incontournable pour ces hommes et femmes qui ont survécu aux horreurs de la guerre.
Pour que les hitlers, les fervents du nazisme, l’antisémitisme, les camps de concentrations et d’exterminations ne soient pas des mots qui tombent dans la banalité quotidienne et perdent leur sens, nous nous devons, vous, nous, moi, de jouer le rôle de passeur de mémoire. Il est important que nous relayons ces atrocités pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli mais surtout pour qu’elles témoignent des conséquences de l’obscurantisme et du populisme primaires.
Qui mieux que l’école, aujourd’hui, peut être ce relai privilégié auprès de nos jeunes ? Qui mieux que les enseignants, peuvent être les ambassadeurs des valeurs humaines à transmettre aux élèves au travers de l’Histoire contemporaine ?
Pour que cela ne se reproduise plus ! Cette phrase se répète souvent à l’occasion d’actions particulièrement graves, odieuses ou meurtrières.
Mais justement, pour que cela ne se reproduise plus jamais, il faut en parler, expliquer, connaître la genèse de ces idées, les comprendre pour mieux les contrecarrer et surtout, prendre toutes les mesures préventives nécessaires en mettant en exergue, les droits de l’Homme et son attachement aux valeurs morales.
C’est bien ce rôle d’éducation et d’information que la Province de Hainaut entend s’approprier dans le cadre de l’enseignement qu’elle délivre et garantir le devoir de mémoire des femmes et des hommes qui ont combattu toutes formes d’extrémismes.
Je voudrais remercier, à cette occasion, toutes celles et tous ceux qui ont participé à l’organisation de cette manifestation, le secteur Education permanente de la Province de Hainaut CultureTourisme, les invités et les témoins et leur affirmer tout mon soutien dans cette démarche de mémoire.

Je vous remercie pour votre attention.